2002-2003 : Le voyage en Normandie

2002-2003 : Le voyage en Normandie
Jeudi 8 mai

Arromanches
Ou subsistent les vestiges de ce qui fut un immense port militaire artificiel, lien logistique pour les alliés. "Ce qui reste du Mullburry témoigne encore de la prouesse industrielle et maritime la plus extraordinaire de cette guerre". Même aujourd'hui, le spectacle constitué par ces immenses caissons en béton coulés à environ un kilomètre du rivage raconte cet élément essentiel dans la réussite du débarquement.

Changement de camp avec les installations côtières des batteries de Longues-sur-mer. Surplombant l'océan et ses rivages, on revoit en pensées les cibles humaines démunies faces à ces nombreux canons alignés au-dessus du sable. La formidable stratégie allemande, toute la sophistication de ces différents niveaux de protection dans ce relief favorisant les défenseurs font froid dans le dos. Il aura fallu tant et tant de sang dans l'eau de la Manche pour parvenir à créer des brèches.
La route continue dans un paysage normand qui respire un calme magnifique à présent. La commune de Colleville-sur-mer semble bien calme. Les 70 hectares du cimetière américain s'étalent au milieu d'une nature qui a repris le dessus. Le souffle est coupé. Trop de croix. Une immensité de symboles qui occupent l'horizon. Sur le sommet de la falaise, au-dessus de ces plages qui n'ont été que l'ultime rendez-vous de ces corps par milliers. Bien sûr que tous ces noms sont ceux d'hommes venus mourir contre la guerre. Bien sûr qu'il y a aussi les milliers d'autres rapatriés aux Etats-Unis à la demande de leurs familles !
Il est bien légitime que nous, jeunesse françaises, venions un jour penser à la jeunesse américaine assassinée dans ces lieux pour notre avenir.

La bruine nous a accueilli à la Pointe du Hoc. C'est la fin du parcours, la fin de la journée, le mauvais temps. Tout cela rajoute à la vision du sol particulièrement perforé et rend ce lieu pathétique. Le promontoire présente encore tous les aménagements et équipements installés à l'époque. Nous parcourons dans tous les sens plate-formes, casemates, bunkers, blockhaus et tranchées. Mais les bombardements subis ont fait fuir les Allemands et ont donné un aspect surréaliste à la surface de cette falaise, que les Rangers américains ont eu tellement de difficultés à grimper.

La journée est terminée. La nuit nous ramène vers l'hôtel. Demain ce sera plus facile. Le retour ne prévoit que le passage par le Mont Saint-Michel. Il est donc temps de laisser les sentiments s'exprimer, pour mieux poursuivre ce travail de mémoire et traduire chacun à notre façon ce qui s'est inscrit en nous... pour que ce ne soit pas Demain comme Hier.
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# Posté le mardi 23 janvier 2007 04:24

Modifié le mercredi 30 mai 2007 04:51

2002-2003 : Le voyage en Normandie

Quelques témoignages

"Quelques phrases qui me permettront de synthétiser, je l'espère, la multitude de sentiments accumulés au cours de ce voyage. Tout autant de réponses que de questions" Nicolas

"Les films retraçant toute l'histoire de la Seconde guerre mondiale jusqu'à nos jours étaient très douloureux, et lorsque l'on est ressorti de la salle, on était tous émus et sidérés." Leyla

"Toutes ces pertes humaines ont contribué à la liberté de notre pays et à la disparition du nazisme, mais fallait-il vraiment que cette guerre soi aussi douloureuse pour des milliers de familles ?" Maïté

"La réalisation qui a été faite au Mémorial était très réaliste et très émouvante." Sarah

"Dans le Mémorial, la vision de l'uniforme et de la croix juive fut pour moi une chose émouvante, de par leur histoire effroyable."Thibaut

"J'espère que l'existence du cimetière américain empêchera que dans quelques décennies nos petits enfants ne voient nos propres noms inscrits sur des millions de croix blanches." Jêrome

"En espérant que ces victimes de guerre aient défendu une cause qui saura rester la meilleure et garante d'une paix de longue durée." Julien

"Je garderai le souvenir d'un enfant juif qui ne voulait sûrement pas mourir si tôt et de cette façon." Charlotte

"Un voyage riche en sensations, au cours duquel des paysages, marqués par l'Histoire, nous permettent enfin de visualiser les scènes de batailles de la Seconde guerre mondiale." Astrid
2002-2003 : Le voyage en Normandie
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# Posté le mardi 23 janvier 2007 04:29

Modifié le mardi 23 janvier 2007 04:54

2003-2004 : Le voyage à Berlin, Cracovie, Auschwitz et Vienne

Nous avons choisi de relater ce véritable « périple » à la manière d'un journal de route, tenu au jour le jour, auquel nous avons joint un répertoire où chaque lettre est abordée suivant les sensations du moment, sous plusieurs formes possibles :

un « mot-clé », avec quelques lignes en précisant l'intérêt, le contexte...

un terme dans le registre des actions allemandes lors de ce conflit...

un sentiment ou un mot définissant nos impressions...
Ainsi, sans respecter l'ordre de l'alphabet, notre voyage se raconte, et chaque lettre a trouvé sa signification.

Nous vous en souhaitons bonne lecture et espérons qu'au travers de nos mots, vous voyagerez par la pensée avec nous.

La classe de T ES 1, ses professeurs et son accompagnateur.
2003-2004 : Le voyage à Berlin, Cracovie, Auschwitz et Vienne
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# Posté le mardi 23 janvier 2007 04:33

2003-2004 : Le voyage à Berlin, Cracovie, Auschwitz et Vienne

2003-2004 : Le voyage à Berlin, Cracovie, Auschwitz et Vienne
L'exposition

Du 1er au 23 mars 2004, nous avons mis en place dans le hall d'entrée du Lycée une exposition retraçant le début de la Seconde Guerre Mondiale, la France partagée entre la collaboration et la Résistance et le système concentrationnaire nazi.

Cette exposition a pu être montée grâce au concours, du musée de la Résistance et de la Déportation de Mont-de-Marsan, de l'A.D.C.P.G.C.A.T.M. des Landes et du Service départemental de l'ONAC.


Une guerre aux dramatiques conséquences pour les civils et principalement ceux de religion juive. Un conflit qui aura marqué le XXème siècle par la recherche systématique de l'idéologie nazie d'élimination physique des juifs d'Europe.

Le 3 septembre 1939, les démocraties européennes cessent de reculer face à la menace nazie, et déclarent la guerre à l'Allemagne. Les français sont réputés pour avoir la meilleure armée du monde, mais ils ne partent pas à la guerre avec enthousiasme. Le traumatisme de 1914 est toujours présent.
Pendant presque un an, c'est la drôle de guerre, l'armée française, retranchée derrière la ligne Maginot, attend l'offensive ennemie qui ne vient qu'au printemps 1940.

La stratégie allemande repose sur la vitesse de son aviation et de ses blindés. La brutalité de l'attaque vient à bout de la défense de l'armée française, malgré des actions héroïques. On peut citer la contre offensive de Montcornet, menée par le Colonel De Gaulle, le sacrifice des élèves officiers de Saumur et les soldats de la ligne Maginot qui ont tenu jusqu'au bout.

A la mi-juin 1940, l'armée française est débordée. Paul Reynaud, le président du Conseil, démissionne. Il est remplacé par le Maréchal Pétain qui demande l'armistice le 17 juin 1940. Le lendemain, une voix s'élève de Londres pour appeler à la Résistance. Le Général De Gaulle entraîne derrière lui tous ceux qui souhaitent poursuivre la lutte.

Les conditions d'armistice sont très dures. Désarmement et démobilisation de l'armée, mis à part 100 000 hommes. Les prisonniers de guerre seront maintenus en détention jusqu'à la signature d'un accord de paix. Le territoire est divisé en deux zones : l'une contrôlée par l'armée allemande et l'autre dite libre sous l'autorité de l'Etat Français.

Le régime du maréchal Pétain s'engage dans une totale collaboration avec l'occupant nazi comme le prouve sa politique d'exclusion des juifs, des communistes et des francs-maçons, de la communauté nationale.

C'est sans aucune pression que le régime de Vichy, publie, le 3 octobre 1940, le premier statut des juifs. En juin 1941, un second statut, plus discriminatoire, sera promulgué, obligeant les juifs à se faire recenser en zone libre.

L''étoile jaune, dont le port est rendu obligatoire en France en mai 1942, est destinée à préparer la "sélection" à l'arrivée dans les camps. Tous les juifs des pays occupés ont obligation de porter ce signe distinctif. Le refus entraîne automatiquement l'internement. Les contrevenants sont repérés le plus souvent sur dénonciation.

Les persécutions suivent toujours le même plan: campagne de presse, d'affiches, d'expositions, de meetings, soigneusement orchestrées. Elles coïncident avec des mesures de plus en plus radicales, dont les signes s'étalent au grand jour (affiches de recensement, avis d'interdiction).

"Le juif et la France" de 1941 est un des nombreux exemples d'expositions stigmatisant les "ennemis de la France". Elle coïncide avec la rafle du 20 au 23 août 1941 à Paris, où 4 232 juifs furent internés à Drancy, avant leur transfert vers les camps de la mort.

Au mois de janvier 1942, les nazis codifient la "solution finale". Elle va entraîner la mort de plus de 5 millions de juifs.
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# Posté le mardi 23 janvier 2007 04:57

Modifié le mardi 23 janvier 2007 05:14

2003-2004 : Le voyage à Berlin, Cracovie, Auschwitz et Vienne

Dans le journal, la présentation des parrains du voyage

Sud-Ouest du 17 mars 2004
2003-2004 : Le voyage à Berlin, Cracovie, Auschwitz et Vienne
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# Posté le mardi 23 janvier 2007 05:17

Modifié le mardi 23 janvier 2007 05:32