Jeudi 8 mai
Arromanches
Ou subsistent les vestiges de ce qui fut un immense port militaire artificiel, lien logistique pour les alliés. "Ce qui reste du Mullburry témoigne encore de la prouesse industrielle et maritime la plus extraordinaire de cette guerre". Même aujourd'hui, le spectacle constitué par ces immenses caissons en béton coulés à environ un kilomètre du rivage raconte cet élément essentiel dans la réussite du débarquement.
Changement de camp avec les installations côtières des batteries de Longues-sur-mer. Surplombant l'océan et ses rivages, on revoit en pensées les cibles humaines démunies faces à ces nombreux canons alignés au-dessus du sable. La formidable stratégie allemande, toute la sophistication de ces différents niveaux de protection dans ce relief favorisant les défenseurs font froid dans le dos. Il aura fallu tant et tant de sang dans l'eau de la Manche pour parvenir à créer des brèches.
La route continue dans un paysage normand qui respire un calme magnifique à présent. La commune de Colleville-sur-mer semble bien calme. Les 70 hectares du cimetière américain s'étalent au milieu d'une nature qui a repris le dessus. Le souffle est coupé. Trop de croix. Une immensité de symboles qui occupent l'horizon. Sur le sommet de la falaise, au-dessus de ces plages qui n'ont été que l'ultime rendez-vous de ces corps par milliers. Bien sûr que tous ces noms sont ceux d'hommes venus mourir contre la guerre. Bien sûr qu'il y a aussi les milliers d'autres rapatriés aux Etats-Unis à la demande de leurs familles !
Il est bien légitime que nous, jeunesse françaises, venions un jour penser à la jeunesse américaine assassinée dans ces lieux pour notre avenir.
La bruine nous a accueilli à la Pointe du Hoc. C'est la fin du parcours, la fin de la journée, le mauvais temps. Tout cela rajoute à la vision du sol particulièrement perforé et rend ce lieu pathétique. Le promontoire présente encore tous les aménagements et équipements installés à l'époque. Nous parcourons dans tous les sens plate-formes, casemates, bunkers, blockhaus et tranchées. Mais les bombardements subis ont fait fuir les Allemands et ont donné un aspect surréaliste à la surface de cette falaise, que les Rangers américains ont eu tellement de difficultés à grimper.
La journée est terminée. La nuit nous ramène vers l'hôtel. Demain ce sera plus facile. Le retour ne prévoit que le passage par le Mont Saint-Michel. Il est donc temps de laisser les sentiments s'exprimer, pour mieux poursuivre ce travail de mémoire et traduire chacun à notre façon ce qui s'est inscrit en nous... pour que ce ne soit pas Demain comme Hier.
Arromanches
Ou subsistent les vestiges de ce qui fut un immense port militaire artificiel, lien logistique pour les alliés. "Ce qui reste du Mullburry témoigne encore de la prouesse industrielle et maritime la plus extraordinaire de cette guerre". Même aujourd'hui, le spectacle constitué par ces immenses caissons en béton coulés à environ un kilomètre du rivage raconte cet élément essentiel dans la réussite du débarquement.
Changement de camp avec les installations côtières des batteries de Longues-sur-mer. Surplombant l'océan et ses rivages, on revoit en pensées les cibles humaines démunies faces à ces nombreux canons alignés au-dessus du sable. La formidable stratégie allemande, toute la sophistication de ces différents niveaux de protection dans ce relief favorisant les défenseurs font froid dans le dos. Il aura fallu tant et tant de sang dans l'eau de la Manche pour parvenir à créer des brèches.
La route continue dans un paysage normand qui respire un calme magnifique à présent. La commune de Colleville-sur-mer semble bien calme. Les 70 hectares du cimetière américain s'étalent au milieu d'une nature qui a repris le dessus. Le souffle est coupé. Trop de croix. Une immensité de symboles qui occupent l'horizon. Sur le sommet de la falaise, au-dessus de ces plages qui n'ont été que l'ultime rendez-vous de ces corps par milliers. Bien sûr que tous ces noms sont ceux d'hommes venus mourir contre la guerre. Bien sûr qu'il y a aussi les milliers d'autres rapatriés aux Etats-Unis à la demande de leurs familles !
Il est bien légitime que nous, jeunesse françaises, venions un jour penser à la jeunesse américaine assassinée dans ces lieux pour notre avenir.
La bruine nous a accueilli à la Pointe du Hoc. C'est la fin du parcours, la fin de la journée, le mauvais temps. Tout cela rajoute à la vision du sol particulièrement perforé et rend ce lieu pathétique. Le promontoire présente encore tous les aménagements et équipements installés à l'époque. Nous parcourons dans tous les sens plate-formes, casemates, bunkers, blockhaus et tranchées. Mais les bombardements subis ont fait fuir les Allemands et ont donné un aspect surréaliste à la surface de cette falaise, que les Rangers américains ont eu tellement de difficultés à grimper.
La journée est terminée. La nuit nous ramène vers l'hôtel. Demain ce sera plus facile. Le retour ne prévoit que le passage par le Mont Saint-Michel. Il est donc temps de laisser les sentiments s'exprimer, pour mieux poursuivre ce travail de mémoire et traduire chacun à notre façon ce qui s'est inscrit en nous... pour que ce ne soit pas Demain comme Hier.




